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Le 20-03-2015 à 10:03

« En 2015, le mot d’ordre : Dignité et droits »

 

Le FSM pose de nouveau ses valises à Tunis. Abderrahmane Hedhili, président du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), organisation au cœur de la préparation de l’événement, revient sur les enjeux de cette édition.

Propos recueillis par Anna Demontis Journaliste

Quels sont les enjeux du Forum social mondial 2015 ?

Abderrahmane Hedhili : Pour l’édition de cette année, l’objectif premier est de s’assurer de l’impact positif du FSM pour les acteurs sociaux de terrain et pour les catégories sociales défavorisées. Après le FSM de 2013, nous avions en effet réalisé une évaluation interne au FTDES, qui avait révélé que nous nous étions surtout concentrés sur l’organisation de l’événement. Nous avons donc décidé, pour cette nouvelle édition, d’insister sur la mobilisation de tous les mouvements sociaux. Nous avons organisé l’Assemblée des mouvements sociaux ainsi qu’une manifestation pour la journée de la femme, le 8 mars, nous avons accompagné les mères de disparus, etc. La révolution tunisienne est d’ordre social. Dès 2011, elle a été l’oeuvre des populations défavorisées et des mouvements sociaux, dans des régions isolées du pays. C’est pourquoi le Forum devra aussi approfondir les débats sur l’évolution actuelle du monde arabe et sur les droits économiques et sociaux. Quatre ans après la Révolution, où en sont les revendications sociales et l’accès aux droits ? Autre enjeu : la transition démocratique et la place de l’islam politique. S’ajoute, enfin, le terrorisme : que faire de cette jeunesse engagée dans le jihadisme ?

En quoi cette édition va-t-elle être différente des précédentes ?

A.H. : La mobilisation devrait être plus importante. Comme nous avons travaillé sur la mobilisation des populations précaires pour qu’elles se constituent en réseaux, pour qu’elles approfondissent les débats, elles devraient donc être plus présentes et plus actives. Elles viendront avec leurs revendications pour les faire connaître et pour entendre celles des autres.

« Le retour du FSM en Tunisie est un soutien dans une période de transition démocratique. »

Quel sera le mot d’ordre du FSM ?

A.H. : Ce sera : Dignité et droits. Dignité était le mot d’ordre de la révolution en Tunisie et celui du Forum social mondial de 2013. Nous l’avons conservé, car il reste d’actualité. Nous y avons ajouté le mot « droits ». Quels droits pour ceux qui ont payé le prix et militent aujourd’hui contre les politiques néolibérales ? Ce sont des questions posées par les mouvements
sociaux tunisiens et plus largement par ceux de la région Maghreb-Machrek.

Qu’en attendent les mouvements tunisiens ?

A.H. : La société civile tunisienne a soutenu le retour du FSM en Tunisie. C’est pour nous un précieux soutien dans la période de transition démocratique que nous traversons. Nous espérons que le FSM permettra de fixer des agendas et des plans d’action communs. Jusqu’ici, par exemple, la question du climat était posée par quelques associations, mais aujourd’hui elle devient un sujet social, qui est porté par des mouvements spontanés. C’est pourquoi nous avons organisé récemment le premier forum thématique sur l’environnement. Les organisations environnementales seront fortement mobilisées pendant le FSM. Tout dépend maintenant de « l’après Tunis ».

  
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